• « Les employés de Sony ne l'avaient pas rêvé, mais Sony l'a fait » titrait l'Expansion le 22 septembre. Eh oui, ce deuxième plan de relance va supprimer 10 000 emplois, en se focalisant sur les coûts et moins sur les nouveaux produits.

    C'est le nouveau PDG, Howard Stringer, réputé pour ses restructurations « à la hache », qui va s'en charger. Il a fait preuve d'un lyrisme déconcertant, repris par la presse en général, qui mérite d'être cité de nouveau dans ce post : « Sony n'est plus l'unique alternative sur le marché. Nous devons être continuellement compétitifs et agressifs. Nous devons être comme les Russes défendant Moscou face à Napoléon. Nous devons nous battre comme les guerriers de Sony que nous sommes ». A-t-il oublié que Napoléon, qui était un grand joueur d'échecs, devait ses victoires essentiellement à ses choix stratégiques ? Se rappelle-t-il que la défaite de ce grand empereur français en Russie était, une fois encore, le fait d'un stratagème efficace : s'appuyer sur des conditions climatiques sibériennes.

    Sony est aujourd'hui en perte de vitesse sur la plupart de ses produits, faute d'innovation. L'entreprise a commis des erreurs stratégiques, notamment en terme de concentration de ses ressources. Prenons l'exemple du secteur du walkman, où Sony s'est faite « balayée » par l'IPod de Apple. Etant propriétaire de musiques et de film, le groupe s'est borné à limiter l'accès de ses baladeurs à son propre format « Atrac », au détriment du format mp3 soumis au risque de piratage. Au lieu de pérenniser son esprit de création et d'innovation, Sony a cherché, depuis plusieurs années, à lutter contre la violation des droits d'auteurs, notamment les réseaux de peer-to-peer. Résultat : en ne prenant pas en considération les besoins de consommateurs mais ceux des maisons de disque, ses parts de marché se sont effondrées.

    Bref, après cette défaite, le groupe mise sur la Playstation 3, qui sortira après la Xbox 360 de Microsoft, ainsi que sur la technologie Blu-ray pour les DVD ou le projecteur de cinéma numérique accessible au grand public. Enfin, il compte s'appuyer sur son nouveau processeur Cell adaptable à une multitude de produits. La mission s'annonce quand même difficile; espérons pour les salariés de Sony que le PDG Howard Stringer ne se contentera pas d'une « hache » pour battre le marché, mais d'outils de management efficaces (un tableau de bord prospectif ?).

    A suivre...


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